Halte aux Marées Vertes

Débat à Hillion sur les algues vertes organisé par le Télégramme

13 février 2020 à 10:48

Dans le cadre de " Infomobile : les municipales en direct" Le Télégramme était à Hillion mercredi 12/02/2020.

Participants : Guy Corbel, vice-président de la chambre d’agriculture, Mickaël Cosson, maire d’Hillion, Jean-Luc Barbo, vice-président du Pays de Saint-Brieuc en charge du plan algues vertes, et André Ollivro, président de Halte aux marées vertes.

Prise de parole d'Olivier Leva, tête de liste pour les municipales à Hillion.

Article du Télégramme :

" Ce mercredi matin, la caravane Infomobile du Télégramme se trouvait à Hillion pour évoquer la problématique des algues vertes. Un débat animé où l’association Halte aux marées vertes, élus et représentant de la Chambre d’agriculture ont pu s’exprimer.

Un tonnage important ramassé en 2019, des plages régulièrement fermées depuis 2017, il n’en fallait pas plus pour faire d’Hillion la commune qui rassemble toutes les problématiques algues vertes. « C’est effectivement un sujet qui nous colle à la peau et qui revient chaque année pour les beaux jours, rappelle Mickaël Cosson, le maire, lors du débat de l’Infomobile qui a eu lieu ce mercredi matin dans sa commune. Et aujourd’hui, avec les fermetures des plages, on sent que la question mobilise davantage les gens ».

Une prolifération due en grande partie à l’agriculture intensive

Pour André Ollivro, président de l’association Halte aux marées vertes, l’origine de cette prolifération ne fait pas de doute : « À 95 %, ce sont les excédents de nitrate produits par l’agriculture intensive qui en sont à l’origine ». « La baie de Saint-Brieuc est une baie fermée, ce qui explique l’importance du phénomène », surenchérit Jean-Luc Barbo, vice-président du pays de Saint-Brieuc. Les agriculteurs pointés du doigt, il n’en fallait pas plus pour faire réagir Guy Corbel, vice-président de la Chambre d’agriculture.

La caravane Infomobile du Télégramme était ce mercredi à Hillion pour évoquer le sujet des algues vertes (Le Télégramme/Lionel Samson.)

« Fin 1997-98, après des années de productions intensives, les premières réglementations environnementales sur la préservation de l’environnement ont vu le jour et là, nous avons pris la question à bras-le-corps. Résultat, les taux de nitrate ont été divisés par deux entre 2000 et 2020. N’oublions pas que le phosphore est aussi un élément déclencheur de la prolifération des algues vertes et ce ne sont pas les agriculteurs ».

Un ramassage à faire évoluer

La situation s’améliore-t-elle ? Pas pour André Ollivro qui estime que « le plan algues vertes mis en place par le gouvernement ne suffit pas ». D’après Jean-Luc Barbo, « il y a quand même moins d’azote à arriver dans la baie. Mais, nuance-t-il, que ce soit administrativement, politiquement ou économiquement, nous n’avons pas pris la mesure de la problématique.

Le débat a été suivi par une belle affluence devant la caravane de l’Infomobile du Télégramme. (Le Télégramme/Lionel Samson)

En 2019, avec le changement climatique, les algues vertes ont commencé à croître dès février. Sur le préventif, il faut une mobilisation de tous ». D’où la question épineuse du ramassage. « On commence l’opération trop tard et on ne va pas sur les vasières et les rochers, regrette Mickaël Cosson. Il nous faut évoluer sur les moyens de ramassage : le petit tracteur, c’est insuffisant ». « Le centre de traitement des algues vertes de Launay-Lantic n’est pas adapté pour les tonnages ramassés, ajoute André Ollivro. Il faudrait un deuxième, voire un troisième centre de traitement »."

https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/saint-brieuc/infomobile-la-problematique-des-algues-vertesdebattue-a-hillion-12-02-2020-12502385.php

laitue demer

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